Christian Louboutin semble décidé à imposer son nom sur la planète beauté. Or, le couturier s’illustre dans un domaine presque trop luxe. Après ses premiers vernis à ongles à talons hauts valant 45 euros, Christian Louboutin lance son coffret Starlight pour les Fêtes de fin d’année.

C’est une définition du luxe 2011 qu’a écrite Karl Lagerfeld, hier dans les salons Chanel, rue Cambon. Soit des filles, sans talons, souvent en jeans, mais dont la peau se frottait à des matières d’une délicatesse extrême. Pièces de soie, petits carrés de cristal brodés à même le tissu et recouverts de tulle : aucune ostentation, aucun effet spectaculaire n’étaient visibles dans cette collection très jeune, flirtant avec l’innocence et le relâchement adolescent (un paradoxe de plus pour Karl Lagerfeld, qui vit chaque seconde de sa vie dans la maîtrise absolue).

L’enjeu avait manifestement échappé à Gordon Brown qui, quelques minutes plus tôt, tentait d’expliquer aux partenaires sociaux de son pays que l’heure était aux « choix difficiles » et à la « réduction des dépenses publiques ». Pour le premier ministre travailliste, il s’agissait de convaincre son auditoire du bien fondé de sa démarche alors qu’une élection est prévue d’ici à mai 2010. Et d’éviter que les syndicats, qui financent le Labour à hauteur de 70 %, lui tournent le dos..

On frappe à la porte. Ah Cameron, hello darling! Un grand gaillard excentrique fait son entrée. Je vous présente l’homme qui m’a ouvert les portes de la haute couture. D’un côté des féministes fustigeant ces talons qui privent la femme de mobilité. De l’autre, des Madonna et consorts affirmant avec fermeté et hauteur le contrôle de leur corps et de leur sexualité.1993 : la mannequin Naomi Campbell défile à Paris. Elle se dandine dans des chaussures bleu électrique signées Vivienne Westwood.

Eric Reinhardt : J’étais un gros fumeur, jusqu’à deux paquets par jour, et ça ne faisait qu’empirer, je me suis dit que ça n’était plus possible. En même temps, j’avais peur d’arrêter, que ça me bloque dans l’écriture. J’ai consulté, à l’hôpital, et puis un jour, après un week end passé à énormément fumer, c’était fini.

Le motif: éviter l’interdiction de n’importe quelles chaussures à semelles rouges qui ne soient pas des Louboutin. Le créateur s’était donc pourvu en cassation et c’est ce dernier recours qui vient d’être rejeté. Le monopole de la marque sur les fameuses semelles semble donc définitivement cassé..

D’après une enquête menée en2012 par le NewYorkTimes, la responsabilité de Zara serait particulièrement difficile à prouver en partie parce que ses designers sont anonymes même Christian Louboutin avait perdu en2012 lorsqu’il a essayé de défendre à la firme espagnole de produire des souliers aux semelles rouges. Le cas de Tuesday Bassen ne serait cependant pas tout à fait désespéré. Etant donné les similarités dans les détails entre son travail et les versions de Zara, l’argument du manque de singularité avancé par la griffe espagnole pourrait être rejeté..

Christian Louboutin Paris Number

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