Elle est en mouvement, sans états d’âme, silencieuse sur son passé et leur avenir. D’abord euphorique et porté par cette énergie primitive, il devient questionneur, fuyant, jalousement pervers, cloué au sol par des émotions contradictoires. La barbarie, même inconsciente, peut naître de l’insatisfaction et de l’envie.

Imprégnée de ces préceptes, elle a 14 ans lorsqu’elle trouve un premier job dans un bar à jus de fruits de Santa Barbara. Pour huit dollars de l’heure plus les pourboires , j’étais la reine du monde, se souvient Bella. Je servais des smoothies à mes copains pendant qu’ils s’éclataient sur la plage.

Comment voir la vie en rose ? En jouant la carte freshandglowy. Déjà, ne pas être bronzée. Ensuite, laisser ses yeux tranquilles. Pour le moment, elle profite de ces beaux vingt trois ans et de tout ce qui s’en suit comme sa jeunesse. C’est précieux tout ça. Alors autant s’amuser maintenant, parce qu’après, il sera trop tard pour le regretter.

Aujourd’hui j’ai commencé la lecture d’un monologue du vagin. Et je suis tombée sous le choc devant la peine que j’avais à utiliser ce mot et la honte qui en découlait. C’était comme si j’avais honte de ma propre féminité, comme si tout ce qui fait de moi une personne unique, différenciable, se retrouvait bafoué par le poids écrasant de cette société patriarcale.

A vrai dire, même le froid de l’hiver ne l’atteignait pas malgré le fait qu’elle ne portait qu’un simple short et un débardeur de nuit. Elle avait eu vite fait de se débarrasser de cette robe qui l’engonçait et l’étouffait. Cette dernière, d’ailleurs, gisait encore sur le sol de sa chambre un peu plus loin, comme un semblant de costume mis au placard.

La question est intrigante et pourtant, comme on va le voir, a son intérêt: combien de fois par jour prêtez vous attention aux chaussures des gens? Enfonçant le point d’interrogation, Shoe Obsession, de Valérie Steele et Colleen Hill prend le contrepied des idées reçues sur ces accros aux chaussures souvent stigmatisées comme des reines de superficialités par une société tellement intelligente qu’elle en oublie de penser. Etrangement, l’amalgame entre l’artifice dont nous parons nos petons ou qui nous aide simplement à marcher, et la médiocrité intellectuelle ne date pas d’hier. Ne dit on pas d’un auteur aux phrases particulièrement mal tournées qu’il écrit avec ses pieds? En effet, piètre cervelle et amour de l’accessoire vont souvent de pair pour la sagesse populaire! De là à ramasser d’un même geste honni culte du paraître et fascination envers la beautéil n’y a qu’un pas.

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