Fleurissent depuis une poignée d’années dans Paris des lieux mono produit, suivant les glorieuses traces de Pierre Hermé et de ses macarons ; sillonner Paris en diagonale pour une denrée unique est devenu mode, tendance, qu’il s’agisse de mozzarella (Mmmozza), de chou pâtissier (La Maison du chou, Popelini, Odette), du cup cake (Berko, Chloé S, Scarlett’s Bakery, Miss Cupcake), de l’éclair (clair de génie), des angels cakes (Ciel) c’est un filon, un concept marketing, déclinable à l’infini, mais aussi un peu sclérosant. J’aime entrer dans une pâtisserie sans idée préconçue sur ce que je vais déguster, j’aime être surprise, séduite par l’inventivité du créateur qui laisse libre cours à son imagination. C’est pourquoi, j’ai longtemps laissé ces maniaques à leur monomanie, jusqu’à un sérieux accroc dans cette ligne de conduite..

Au Grand Palais, l voguez, voyagez retrace l la malle estampillée LV. Une rétrospective remarquablement orchestrée par Olivier Saillard, qui retrace deux siècle de voyage. Pour nous accueillir, un portrait de Louis Vuitton jeune, fondateur de la marque éponyme.

Simple détail qui peut faire toute la différence. Aujourd’hui, c’était ensemble blanc en dentelle, simple mais efficace. Bref, ma chère rivale n’eut pas le loisir de l’admirer, vu que je passai immédiatement la robe déchirée. Je présente Roland, Fabrice del Dongo et Ferdinand Bardamu à trente cinq adolescents venus des quatre coins de la terre pour essayer de comprendre quelque chose à la littérature française. Lourde tâche que la leur ; j’admire la résignation comme la bonne volonté que chacun y met, mais je fais comme si l’une et l’autre allaient de soi. Les héros ont leur âge.

Victime, elle s’amuse donc au jeu dangereux duelle l’a bien cherché. Si on joue avec le feu, il ne faut pas s’étonner d’être brûlée, ajoute t elle, avant de poursuivre : Si je me balade en sous vêtements et nue, à qui d’autre est ce la faute ? La chanteuse conclut sa tirade, dont elle sait qu’elle enflammera les esprits, d’un étonnant conseil vestimentaire (avis aux porteuses de stilettos) : Tu sais, si tu ne veux pas tenter un violeur, ne porte pas de talons qui t’empêcheraient de le fuir. La vie, c’est donc simple comme une paire de Louboutin, qu’on évitera désormais de chausser, histoire de ne pas donner toute latitude aux Bill Cosby en puissance.

C’est pourtant simple. Même si c’est intéressant que les gens prennent le temps d’y réfléchir. Quand je suis en Conchita, je suiselle, une personne drag, une artiste drag, et c’est tout. Du côté des marques, on applaudit des deux mains. Les grands noms comme Marni, Céline, Yves Saint Laurent ou Chanel n’hésitent plus à orienter très clairement leurs collections vers cette nouvelle cliente, au fort pouvoir d’achat. D’Yves Saint Laurent.

Louboutin Paris Louvre
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